Publié le 23/01/2026
Anne FOUQUET, 50 ans,
Kinésithérapeute
Cancer du sein
J’ai décidé de partager avec vous trois mots. Trois mots pour mon histoire. Avec l’espoir qu’ils puissent rendre le parcours, de celles qui vont vivre cette épreuve, un peu moins difficile.
Patience :
l’attente est parfois longue, les délais entre le rdv semblent interminables. J’ai eu l’impression dans toute la période d’annonce et de diagnostic que le temps s’était arrêté. Il a fallu l’accepter et s’accorder ce temps d’attente, probablement nécessaire à l’assimilation de ce qui arrive, comme ça, sans prévenir.
Apprentissage :
la maladie m’a obligé à apprendre. Pour ma part, elle m’apprend à poser des limites que j’avais du mal à poser dans ma vie d’avant ! Je prends le temps de m’occuper de moi et ce n’est pas inné alors j’y travaille et je vais continuer de le faire. L’arrêt maladie c’est aussi une pause où j’ai arrêté ma vie à 100 à l’heure et où je me suis demandée s’il y avait un sens à tout cela. Et je ne sais pas s’il y a vraiment un sens mais j’ai eu besoin d’en trouver. Celui d’apprendre sur moi-même.
Gratitude :
je suis tellement reconnaissante envers notre système de santé, envers le dépistage systématique et les soignants incroyables au CHRU. J’ai rencontré des personnes formidables dans les associations et beaucoup de bienveillance de façon générale par mes proches et mon entourage.



