Isabelle,
cancer du sein
Aujourd'hui (7/2025), j'ai 64 ans et je suis retraitée d'un poste de secrétaire médicale et aussi d'aide-soignante, je m'appelle Isabelle L.
Le Jour où tout a commencé et où tout a basculé...
C'était, il y a 2 ans...
Ce jour-là, j'étais en structure dans un centre de rééducation après avoir subi une lourde opération de l'épaule et d'un ménisque fracturé au genou.
L'infirmier venait me faire les soins dans ma chambre et je me plaignais de douleur au sein. Il m'a ausculté et a palpé ma poitrine sans rien ressentir sous ses doigts mais la douleur aiguë lui a semblé anormale. Un rdv de mammo est pris rapidement sous les 15 jours. Le radiologue ne voit rien à la mammo, il procède alors à une échographie et là encore rien de visible mais le radiologue est interpellé par la douleur très aiguë au passage de la sonde. Il demande à son assistante de me parler pour détourner mon attention pendant l'examen mais la douleur au passage de la sonde à nouveau au même endroit est toujours aussi aiguë. Le radiologue décide alors de prévoir un rdv 15 jours plus tard pour faire une biopsie à 6 niveaux...pour ne rien louper me dit-il !
Le jour de la biopsie, le radiologue et son assistante procèdent au prélèvement et en partant, il me souffle dans l'oreille de ne pas m'inquiéter, qu'il n'y a probablement rien puisqu'il n'avait rien vu, qu'il a même hésité à annuler la biopsie.
Confiante, je retourne dans la structure de soin pour continuer ma rééducation, les résultats de l'Anapath seront dans les trois semaines suivantes. J'y pense par moment et si...puis je me dis : bin non, il n'avait rien vu !
3 semaines plus tard, on me laisse un message urgent sur mon répondeur qu'il faut absolument que je reprenne contacte que c'est urgent et que je dois venir le plus rapidement possible !
Là, je sens que les résultats ne sont pas bons et effectivement la biopsie a mis en évidence la maladie et le type de crabe qui va permettre de le traiter !
L'annonce me terrifie, que va devenir ma petite chienne teckel naine très mignonne, qui va s'en occuper, comment m'organiser si je meurs, est-ce que je vais m'en sortir, pourquoi, et plein d'autres questions...
Puis, très vite tout s'est enchaîné, les rdv, l'opération, la radiothérapie, la fatigue...et, l'hormonothérapie !
Cela a été dur, long et après tout ça, il y a maintenant l'hormonothérapie avec son cortège d'effets indésirables et invalidants au quotidien !
Tous les jours, c'est la persévérance, l'acceptation, la résilience qui me font avancer pour tenir avec le traitement de l'hormonothérapie difficile à supporter !
Aujourd'hui, 2 ans plus tard, je commence à aller mieux et à vivre avec les effets secondaires de l'hormonothérapie.
Je vis seule et j'essaie de m'entourer de gens bienveillants, je fais des activités diverses, je fais du sport, de la marche régulièrement, je mange équilibré et je prends soin de moi.
Je mets tout en œuvre pour garder le moral car ma vie a changé et ça ne sera plus jamais comme avant !
J'ai ressenti l'importance de vivre maintenant, de ne pas attendre, de savoir dire NON et de me dire que JE SUIS MA PRIORITE.
(Je remercie mon radiologue qui m'a sauvé la vie en faisant une biopsie, ce type de crabe est invisible et infiltrant !)


